J'ai finalement toujours eu peur de lui, retombant en enfance, m'ecorchant les genoux et pleurant pour ne pas redevenir la petite fille que j'etais. J'aimerai gueuler dans vos regards déchaînés, cracher sur vos idées toutes faites pendant qu'un magicien des lettres m'apprendrait à danser.
"Vous pouvez tout m'arracher, j'ai survécu à pire, mais par pitié, ne m'enlevez pas mes rêves."
Cette phrase enfantine reste ma seule révolte, cette infime dose d'espoir que je m'injecte par intraveineuse toutes les nuits. Prier de pouvoir se pendre dans le bon sens, la tête dans la nébuleuse et les pieds au dessus du vide.
Je lève mon verre à tous ceux qui marchent sans vraiment savoir on ils vont, à ceux qui rêvent tellement fort qu'ils brisent des âmes et vomissent des morceaux d'étoiles, jusqu'à en perdre leur dernier souffle. La déraison mène les oiseaux sans ailes au soleil où ils iront se brûler les yeux, par hantise de trop aimer.
Et je continuerai à sauter de nuages en nuages, prenant mon élan pour ne pas m'casser la gueule, esperant me noyer à cloche pieds dans la folie d'un ciel orageux. Dieu qu'il fait bon vivre aussi haut.
La pourriture a entamé son travail, je pourrai bientot jeter cet organe à usage unique. Il n'aura battu que peu de temps, peut-etre un peu trop fort.